L’île de Saint-Cado

Quelle est charmante cette Bretagne, ses ports, ses maisons en toit de chaume, ses roses trémières qui colorent ses chemins escarpés ; sa maison isolée du monde près de son île de Saint-Kado.

L’air y est bon, l’architecture surprenante et l’atmosphère attachante. Je vous emmène avec moi pour une balade dans ce lieu typique dans la commune de Belz. Ancien port sardinier, l’île se trouve sur la rivière d’Etel.

Ce que la plupart des touristes viennent voir, c’est cette maisonnée posée au milieu de ces étendues d’eaux. Elle apparaît comme fantomatique. Mais que fait-elle là ? Établie l’îlot de Nichtarguér qui mesure environ 25 mètre de diamètre, la maison est construite en 1894 pour le gardien du parc ostréicole.

Un pont tout juste restauré nous permet de relier la terre à l’île mythique de Sant-Kado en breton, placée sous la protection de ce saint éponyme. Originaire du Pays de Galles, Saint Cado s’établit sur l’île entre le Ve et le VIIe siècle. Il y construit son oratoire et un monastère afin d’évangéliser le pays. La légende raconte qu’il serait également à l’origine du dit pont érigé avec l’aide de Satan. Le contrat stipulait que le saint devait en échange lui offrir l’âme du premier qui traverserait le pont. Au petit matin, il envoya un chat faire la traversée. Furieux, un combat éclata où fut par la suite élevé le calvaire Pen Er Pont.

L’apogée de cette visite : la chapelle du XIIe siècle. Récemment restaurée en 1959-1960, son chœur et sa nef sont de style roman tandis que le portail ouest et la chapelle sud sont respectivement du XVIe siècle et de 1842. L’édifice est un petit bijou pour les yeux. Un seul vaisseau central à bas-côtés se finissant par une abside semi-circulaire contient deux vitraux d’origine. D’autres vitraux éclairent la chapelle, ils sont d’une couleur éclatante et d’un style qui nous rappellerait presque l’esthétique généreuse de Gauguin. Des formes épurées qui ramènent à une sorte de simplicité. De la modestie plus que de l’incapacité. Un choix. A quelques endroits on y trouve aussi des autels et des sculptures. Dans la chapelle sud Saint Marc tenant l’évangile et Saint Yves encadrent le Père Eternel et le Saint Esprit. Encore une fois, de la générosité dans les couleurs qui contrastent avec les murs blancs.

Près de cette dernière, on y trouve un immense calvaire à trois volées de marches et quatre piliers ornés de têtes d’anges datant de 1832. Lors du jour du Pardon, le troisième dimanche de septembre, s’y tenait le chant des vêpres, la prédication et la direction de la procession. Une fontaine dédiée au culte du saint en contrebas caresse le rivage quand elle n’est pas submergée par la marée. Ces restes architecturaux témoignent de la vie liturgique passée de l’île.

Mais avant de découvrir cette place on flâne parmi les ruelles biscornues, étriquées, ou pentues et on y découvre ces quelques charmantes vues  :

Connaissiez-vous l’île ?

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4 réflexions sur “L’île de Saint-Cado

  1. Je ne connaissais pas l’île et elle est vraiment charmante, j’aime ces lieux authentiques, mais aussi mystérieux (la petite maison du gardien à l’air vraiment mystérieuse !!!) ; le calvaire est magnifique, j’aime beaucoup les calvaires bretons, celui de Plougastel m’avait fascinée. Merci pour cette jolie visite 🙂 Bonne journée.

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